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Communication et échanges à partir d'un cursus de master 2 consacré au droit public et à la préparation aux concours administratifs, dispensé au sein de l'Université de Paris 8

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L’Europe crédible, l’Europe plurielle.

Fortifier l’Union avec ses citoyens, ses villes et ses régions.

Depuis la création de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) en 1951, l’unification européenne

est devenue un facteur de stabilité et de prospérité croissante pour notre continent. Ce modèle de réussite

qu’est l’Union européenne (UE) a attiré de plus en plus d’États et offert de nouvelles perspectives à des millions

de personnes. L’Union européenne n’est pas seulement la seule voie possible, elle est aussi la meilleure solution

pour le futur de près de 500 millions de personnes.

Si je dis cela, c’est parce que j’entends trop souvent souligner ces derniers temps dans des discours et des commentaires

politiques que l’Union, voire sa raison d’être, est en crise. Nombreuses sont les campagnes hostiles à la

construction européenne qui prétendent que le système actuel est l’un des pires que l’Europe ait jamais connus.

Ce n’est évidemment pas le cas.

Je salue la continuation du processus de ratification du traité de Lisbonne et la preuve de courage et la vision

européenne dont les parlementaires des pays membres ayant récemment ratifié le traité de réforme ont

fait preuve. Un traité, j’aime le rappeler, qui est demandé par la majorité des citoyens européens et dont tous les

citoyens européens ont un besoin réel s’ils veulent voir naître une Europe plus efficace, plus transparente et plus

démocratique, le moins possible éloignée des citoyens, un traité que les autorités régionales et locales, comme

notre Comité, ont fortement appuyé.

Nous ne parvenons malheureusement pas à communiquer suffisamment sur les avantages de l’Europe, ou

encore — c’est une autre possibilité — les succès de l’intégration européenne sont déjà perçus comme allant

de soi. La fonction pacificatrice de l’Europe, le marché intérieur européen, les nouveaux défis de la globalisation

ne sont pas nécessairement perçus par les citoyens comme des raisons suffisantes pour fortifier davantage

le processus d’intégration. Cela nous donne à réfléchir.

Je suis d’avis que nous ne pourrons faire passer le message européen que si nous en faisons un sujet de discussion

politique aux niveaux régional et local. Nous avons besoin d’un engagement politique européen à tous les

niveaux de démocratie de notre continent, et pas uniquement dans les capitales, à Bruxelles ou à Strasbourg!

En outre, l’Europe politique ne rencontrera un écho chez les citoyens qu’à condition d’être visible et perceptible

également aux niveaux régional et local, là où le dialogue entre les citoyens et leurs responsables politiques

est plus fort et ouvert.

Le Comité des Régions (CdR) défend et décline cette vision pour toutes les politiques que nous croyons devoir

être gérées par ou en coopération avec les autorités régionales et locales. Nous sommes convaincus, par exemple,

que la solidarité européenne ne pourra être obtenue et maintenue que si elle comprend également une cohésion

territoriale, c’est-à-dire si les régions et les villes sont impliquées et consultées en tant que médiatrices.

C’est la raison pour laquelle le CdR soutient et défend le concept de cohésion territoriale et contribuera au livre

vert de la Commission à ce sujet. C’est également pourquoi je suis favorable à une gouvernance européenne à

plusieurs niveaux, c’est-à-dire une Europe où on partage la gestion et les responsabilités, une Europe où chaque

niveau de gouvernance est appelé à agir selon ses compétences et sa valeur ajoutée pour un exercice commun

plus démocratique et transparent, une Europe où États, régions et villes ne sont pas en compétition, mais jouent

en équipe pour le bien des citoyens et de leur futur. L’Europe ne se décrète pas. Pour qu’elle obtienne des résultats,

il faut la mettre en oeuvre en s’appuyant aussi sur ses structures régionales et locales.

De même, l’engagement des autorités locales et régionales dans la coopération décentralisée, notamment

dans le continent africain, nous amène à positionner le CdR là où il peut assurer une valeur ajoutée en termes

politiques et dans sa capacité à faire se rencontrer les demandes et les offres de coopération entre les acteurs

concernés.

La «politique de voisinage» européenne doit elle aussi prendre conscience du fait que, pour réussir, elle doit

tenir compte des niveaux local et régional et de la coopération décentralisée. C’est pourquoi j’ai proposé

d’élargir le «processus de Barcelone: Union pour la Méditerranée» en instituant une assemblée consultative

permanente des régions et des villes de l’espace euroméditerranéen.

La coopération au niveau local est toujours concrète, comme d’ailleurs la «diplomatie

des villes», car les problèmes des citoyens auxquels les collectivités locales sont confrontées quotidiennement

trouvent souvent des solutions pertinentes et durables à leur niveau.


Luc Van den Brande

Président du Comité des Régions


Lettre d'information du Comité des Régions - Oct-nov.2008 n°61

LE T TRE D ’INFORMATION DU COMITÉ DES RÉGIONS

 

 

 

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