Le 16 septembre commence la Semaine européenne de la mobilité, qui se déroule avec un succès croissant, du 16 au 22 septembre, depuis maintenant 7 années consécutives. Associée à la semaine de la sécurité routière, déclinée avec la fête des transports et la journée du transport public en France, la base de l'initiative reste un événement européen. Dédiée à la mobilité durable, la création de cette manifestation revient même à la DG environnement de l'époque. Après "De l'air pour nos villes" en 2008, le thème de cette année sera "Un meilleur climat pour nos villes".
Le climat, thème 2009
Le thème est au goût du jour, en cette année du climat, Copenhague en vue. De plus, le Commissaire en charge des transports, M. Antonio Tajani a annoncé que le nouveau plan d'action sur la mobilité urbaine qu'il a l'intention de proposer prochainement s'inscrivait exactement dans cette logique : "Il offrira aux autorités municipales une panoplie d'instruments pratiques destinés à les aider à s'attaquer au problème du changement climatique et à rendre la mobilité urbaine plus durable."
Cette Semaine est l'occasion de développer des plateformes pour les municipalités, comme pour les associations dans le but premier d'échanger des bonnes pratiques et de développer la prise de conscience citoyenne. Les clés du succès d'une telle opération à l'échelle européenne dépendent de l'homogénéité des initiatives et de la communication faite autour.
Coordonner!
Ainsi, dans chaque État membre, il existe des coordinateurs nationaux (ministères et/ou agences de l’environnement ou de l’énergie, associations de protection de l’environnement...) qui fédèrent les actions. Au niveau européen, trois réseaux de villes européennes sont également chargés de la coordination de la campagne : Eurocities, association des principales villes européennes, Energie-Cités, association des municipalités européennes pour une politique énergétique locale durable et Climate Alliance, Alliance climatique entre des villes européennes et des autochtones des forêts.
Récompenser!
Il existe aussi le Prix européen de la Semaine de la mobilité pour récompenser les municipalités dans le cadre cette Semaine. Pour les collectivités de l'UE et pays candidats intéressées, il faut se référer à la Charte européenne de la Semaine européenne de la mobilité et respecter les trois critères énoncés, à savoir une semaine d’activités, une mesure permanente, et une journée sans voiture. Le jury examinera ensuite la qualité des activités et des partenariats créés en terme d'innovation et de stratégie.
Participer!
Le communiqué de presse de la Commission européenne met déjà en avant des initiatives de la ville d'Amalda au Portugal, de la capitale hongroise et de Salzbourg en Autriche. Aujourd'hui 375 villes autrichiennes participent à la semaine de la mobilité, raflant la première place en taux de participation, suivie de près par l'Espagne avec 353 villes inscrites. Mais la France n'est pas en reste, puisque on compte 154 villes participantes pour le moment, dont Toulouse, la Communauté d'Agglomération du grand Dole et Creil dont nous détaillons les iniatives à la fin de l'article. Avec respectivement une et deux villes inscrites, Chypre (Aradippou et Lemesos) et la Finlande en la ville de Kokta font pâle figure sur le tableau des participants. Toutes ces villes peuvent potientiellement s'inscrire au concours dans la mesure où elle respecte les trois critères de la charte européenne de la Semaine de la Mobilité. Pour un sujet aussi urgent que le climat, l'important est de participer, mais l'essentiel devient définitivement que tout le monde participe! Faîtes passer le mot!